Pour une évaluation plus efficace des politiques agricoles : le DG de l’ISRA manifeste l’intérêt à se doter davantage des outils de prévisions macroéconomiques
Mercredi 24 Octobre 2018
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Pour une évaluation plus efficace des politiques agricoles : le DG de l’ISRA manifeste l’intérêt à se doter davantage des outils de prévisions macroéconomiques

 Le Directeur Général de l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA) a manifesté l’intérêt de l’Institut et des autres structures du Système National de Recherches Agro-Sylvo-Pastorales (SNRASP)  à se doter davantage des outils de prévisions macroéconomiques afin d’évaluer plus efficacement les politiques agricoles. Dr. Alioune FALL l’a déclaré lors de l’atelier que le Service de recherches économiques du Département de l’agriculture des États-Unis (USDA/ERS) a organisé à la Direction Générale de l’institut, du lundi 27 au  mardi 28 juin 2016. Une déclaration qui fait suite à la présentation, par les chercheurs de l’USDA/ERS, du modèle d’équilibre partiel dynamique appliqué à la CEDEAO. La  rencontre qui s’est déroulée en deux temps a permis, de présenter et de commenter les principaux résultats par les participants.  Dans un second temps, une séance de simulations a été faite sur Excel pour déterminer les incidences de la variation de certains paramètres sur l’évolution des agrégats macroéconomiques. Chargé de présenter les résultats,Monsieur Jim HANSEN de l’USDA, a commencé par faire une brève description des projections de l’USDA sur les produits de base dans la zone CEDEAO de 2015 à 2025. Il a par la suite abordé les questions énergétiques, macroéconomiques et démographiques de la zone.

Avant de présenter le modèle de la CEDEAO en insistant sur l’état des produits de base des Etats-Unis et le commerce international ainsi que les projections agricoles dans ladite zone.

Pour ce qui concerne la projection sur les principaux produits de base, les données de marché sur les indicateurs de l’offre, de la demande, du commerce et du prix, ont été utilisées. De même, des hypothèses ont été formulées sur la position des Etats-Unis au plan international, la poursuite de la croissance démographique dans les pays en développement et de la croissance macroéconomique dans les marchés émergents. Ainsi, le modèle comporte 40 pays et 24 marchés dans lesquels les équilibres entre offre et demande, importations et exportations sont assurés par les prix à travers un commerce transparent dans les différents marchés.

Monsieur HANSEN considère qu’il faut prendre en compte quatre (4) éléments majeurs dans la structure de la demande : la croissance du PIB par habitant, les prix directs et de substitution, la différence entre zone rurale et zone urbaine et la diversification de l’alimentation. En plus, le changement de la consommation alimentaire constitue un facteur clef dans la détermination de l’équilibre.

Au niveau de la production, seuls le rendement et la superficie ont été pris en compte. Ainsi, l’offre totale constitue la somme de la production, des importations et des stocks initiaux. Au niveau de la consommation de nourriture, les pertes et l’utilisation industrielle ont été prises en compte.

La demande est constituée du total des consommations, des exportations et des stocks finaux. Les prix assurent l’équilibre entre l’offre globale et la demande globale.

Dans la zone CEDEAO, trois (3) produits d’élevage ont été pris en compte : le bœuf, le porc et la volaille ; neuf (9) cultures ont été sélectionnées : le blé, le riz, le maïs, le sorgho, la farine et l’huile, et les autres graines notamment l’arachide, le coton, le sucre et le cacao. Cependant, les données sur l’orge et le soja de consommation ne sont pas disponibles.

Les résultats des projections à l’horizon 2025 ont montré une croissance linéaire des superficies cultivées avec une tendance plus forte pour le riz. Pour les rendements, le maïs reste au-dessus du riz avec un taux de 1,30 mt/ha contre 1,8 mt/ha pour le maïs. En outre, les prévisions sur la consommation et la production de maïs montrent une évolution proportionnelle mais avec une tendance des importations plus élevée que les exportations. Cependant pour le riz, la production et les importations connaitront une variation proportionnelle inférieure à la consommation. Pour le mil, le modèle estime une égalité entre la production et la consommation. Néanmoins, la production de blé n’arrive toujours pas à satisfaire la demande en consommation ; ce qui livre les pays de la zone CEDEAO a une forte importation dépassant même les capacités de consommation.

Par rapport au bétail, les prévisions montrent une importation de bœufs pour combler le déficit de la production régionale à l’horizon 2025. Cette tendance est aussi observée pour le porc et la volaille. En revanche, il est noté une hausse de la production et des exportations de coton.

La présentation de MHANSEN a été suivie d’intéressantes discussions. Et  des commentaires ont été formulés sur les différents résultats des secteurs étudiés.

Pour le bétail, il a été suggéré de prendre en compte les petits ruminants.

Des propositions ont été également données aux présentateurs pour creuser davantage les facteurs explicatifs du rendement moyen de certaines cultures, car la baisse du rendement est moins déterminée par la superficie que la productivité.

Pour ce qui concerne le riz, il est recommandé aux présentateurs de désagréger le riz pluvial du riz irrigué. En effet, le rendement du riz irrigué du Sénégal dépasse 5 tonnes à l’hectare. De ce fait, en utilisant les nouvelles variétés de riz, il est possible de s’attendre à un scénario plus optimiste. Les travaux d’Africa-Rice et d’IITA ont été recommandés aux présentateurs à cet effet.

Il a été aussi suggéré de séparer le sorgho et le mil dans les projections car le mil étant plus consommé que le sorgho dans la zone CEDEAO.

Les participants ont aussi recommandé la prise en compte des initiatives des gouvernements en matière d’autosuffisance pour mieux valoriser la trajectoire de la production sur les dix prochaines années. De même, l’évolution des données doivent aussi intégrer les effets de substitution entre le blé et les autres aliments à base de céréales locales (pain à base de mil qui concurrence celui du blé) même si cet effet de substitution n’est pas automatique. Pour les légumineuses et particulièrement l’arachide, il est envisagé un scénario pessimiste car la demande industrielle a connu une baisse par rapport à la situation des périodes 1960-1980 où environ 80% de la production étaient destinés à la transformation industrielle. Enfin, la comparaison des projections de la CEDEAO avec celles des autres régions du monde a été suggérée à l’équipe de l’USDA.

 

 

 


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