« Lundi du CRA de St Louis » : les OGM au centre des préoccupations de l’ISRA et de ses partenaires
Samedi 22 Septembre 2018
  • 10th International Conference of the Peanut Research Community.
  • L’ISRA AU SALON INTERNATIONAL DE L’AGRICULTURE 2018
  • ISRA - KOPIA Jardin de démonstration
  • Amélioration et développement de la recherche au Sénégal
  • Voir le film documentaire sur le riz contre saison et pluvial au CRA de Saint-Louis et le CNRA de BAMBEY.
  • 18ème édition de la FIARA

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« Lundi du CRA de St Louis » : les OGM au centre des préoccupations de l’ISRA et de ses partenaires

A l’instar des mardis du BAME de Dakar, le CRA de St Louis a initié les « lundi du CRA », un cadre d’échanges et de réflexions sur les enjeux de l’agriculture avec l’ensemble des partenaires techniques de la région. Encore une fois, cette édition qui a eu lieu ce lundi 19 Juillet 2018 dans son auditorium, a été un coup de maître. Il a été ainsi l’occasion, pour une veille stratégique, d’échanger sur les enjeux des Organismes Génétiquement Modifiés (OGM).C’est ainsi qu’à la suite de l’allocution de bienvenue du Directeur du CRA de St Louis, Dr Amadou Abdoulaye FALL, il revenait à Dr Madiama CISSE, Coordonnateur du Programme de donner le sens à ces « Lundi du CRA » comme instance de veille scientifique sur l’agriculture. Et au cours de la cérémonie qu’il a présidée, au nom du Directeur scientifique empêché, le Directeur du LNERV de Dakar, Dr Momar Talla SECK, en présence de Dr Cheikh Tidiane DIOP, Directeur d’ISRA-UNIVAL, tout en exhortant ses collègues à perenniser la  délocalisation de telles rencontres, a rappelé la volonté du Président de la République de lui apporter des éclairages sur les OGM pour leur probable introduction au Sénégal.

Bien que l’Académie des Sciences ait apporté ses éclairages, l’ISRA a été aussi interpellé pour apporter sa contribution sur la problématique. Devant un parterre de participants venant des différents Centres, Unités et Laboratoires de l’ISRA (Dakar, Tamba, Bambey, Dahra..), ainsi que les acteurs de l’Enseignement, de la Recherche et du Développement de la région, l’animation, sous la modération de Dr Aly NDIAYE, Physiologiste chercheur émérite en retraite, a porté sur trois thématiques. Il revenait ainsi à Dr Ndjido Ardo KANE, Chercheur en biotechnologie au CERAAS de Thiès, de présenter la première thématique qui traitait des  « OGM : 25 ans de controverses, doit-on continuer ? Des (BIO) technologies à l’acceptabilité sociale, quel(s) rôle (s), pour la recherche agricole ? » Son intervention partait de la définition à l’historique des OGM de 1994 à aujourd’hui, nous a présenté, son application à des organismes vivants de principes scientifiques et de l’ingénierie, à la transformation du matériel vivant aux fins de produire des connaissances, des biens (insuline, vaccins, yaourt, levure, semences etc..) et des services. Il s’en est suivi du cadre normatif, sur les lois de la Biosécurité au Sénégal, de la Bio technologie de nouvelle génération, du rôle de la Recherche, afin d’éclairer et de rassurer le public par des messages forts. Il revenait à Dr Modou Moustapha LO, Chercheur en Virologie à ISRA-LNERV de nous faire l’économie sur « les résultats de recherches sur une souche mutante du virus de la Fièvre de la Vallée du Rift (FVR) en vue du contrôle de cette maladie chez des animaux. C’est une zoonose, un arbovirus transmis principalement par les moustiques : Aedes et Culex sont connues potentiels vecteurs de la FVR. Cette maladie fait partie des six (6), maladies prioritaire ciblées par le Programme de Sécurité Sanitaire du Sénégal, d’où la nécessité de bien comprendre la dynamique et la diversité des vecteurs chez les hôtes vertébrés. La vaccination contre la FVR supprime le cycle d’amplification du virus chez l’animal et constitue un rempart essentiel de la protection de l’homme dans les zones de circulation du virus. Pour les vaccins inactivés, le rappel s’impose. Vu la mobilité du cheptel, l’utilisation d’un vaccin atténué pourrait être une excellente alternative. Une méthodologie appropriée, avec du matériel adéquat, a été testé en milieu confiné et en milieu réel sur trois (3) sites sentinelles à Thillé Boubacar, Diawara et Mpal, et des résultats probants ont été obtenus.  Avec l’ingénierie génétique utilisée sur la base de protocole rigoureux des souches vaccinales constituées de Réassortant (R566) et de Recombinant (VLP) sont en cours de tests. Quant à Dr Amadou Abdoulaye FALL, il a traité « de l’étude ex ante de l’impact socio-économique et environnemental de l’introduction des OGM en Afrique de l’Ouest ». De sa présentation, il est ressorti que la biotechnologie moderne constitue une opportunité en matière d’accroissement de la productivité agricole en Afrique de l’Ouest. Car, il est généralement admis que les organismes génétiquement modifiés peuvent être bénéfiques aux pays en développement pour accroître leur production. Même si des inquiétudes demeurent quant à leur appréciation sur le point de vue socioculturel, environnemental et éconmique. Et à travers les trois (3) pays d’études que sont le Bénin,le Mali et le Sénégal, respectivement pour le coton, le sorgho et le niébé, il est attendu un accroissement conservateur avec l’introduction des OGM de 1 à 3% des rendements et de 1 à 2%, pour les superficies selon les cultures et les pays. Les taux d’adoptions sont relativement faibles entre 10 et 15%, avec un accroissement annuel de 3 à7% du fait de la nature sensible des technologies. Ceci induit un taux interne de rentabilité économique variant entre 35 et 41% et une valeur actualisée nette entre 18 et 23 milliards FCFA pour l’horizon  dix ans. A la lumière de cet exercice, il est constaté un investissement rentable en terme économique et financier au regard du coût d’opportunité du capital estimé à 20 % sur le marché. Cependant, l’inquiétude de la technologie réside dans la suppression d’une demande nationale de semences de l’ordre 128 millions FCFA par an au bénéfice des firmes multinationales brevetées pour la gestion de cette filière induisant une réduction d’emplois estimée à 8 765 au total. Il est également attendu des impacts sur la perte de biodiversité si des contrôles ne sont pas très suivis sur la dissémination par pollinisation croisée. Face à ces enjeux et risques, il est fortement recommandé une régulation sécuritaire de l’utilisation des OGM et une information transparente.


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