AAGB 2018 : les experts planchent sur le devenir de l’arachide

La dixième édition de la conférence internationale sur les Avancées faites en  recherche sur l’Arachide grâce aux progrès de la Génomique et des Biotechnologies (AAGB) s’est ouverte, ce lundi 12 Novembre à Saly, au SENEGAL. L’occasion pour les spécialistes de passer en revue les questions de l’heure  sur la génomique et les biotechnologies appliquées à l’amélioration de l’arachide. Autour de quatre vingt dix (90) scientifiques venus de dix sept (17) pays du monde (ARGENTINE, BRESIL, BURKINA, CHINE, COLOMBIE, FRANCE, GHANA, INDE, ISRAEL, MALAWI, MALI, MOZAMBIQUE, NIGER, OUGANDA, SENEGAL, USA, VIETNAM) ont pris part à cette importante rencontre.

Ouvrant les travaux, Dr Modou MBOUP, Conseiller technique et représentant du Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement Rural du SENEGAL, a souligné l’importance de la rencontre « qui permet de confronter les recherches de pointe menées par différentes équipes à travers le monde, de faire l’état des lieux des contraintes rencontrées par la culture et de dégager des priorités en termes d’investissements et d’outils à mettre en œuvre pour des variétés plus performantes» . Le SENEGAL, a-t-il souligné,  accueille cette conférence avec beaucoup d’espoir puisqu’il a « l’ambition de faire de la culture de l’arachide un levier pour l’amélioration des conditions de vie des populations rurales  et pour le développement économique du pays ». Il a, pour ce faire, inscrit dans le Programme d’Accélération de la Cadence de l’Agriculture Sénégalaise (PRACAS), un objectif de doublement de la production nationale d’arachide qui devrait passer de 1,4  millions de tonnes actuelles à  2 millions de tonnes à l’horizon  2022. Des projections qui « seront atteintes par une implication forte de la recherche pour une augmentation significative des rendements et une réduction des pertes post- récoltes »

Le Directeur Scientifique de l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA), parlant au nom du Directeur Général, s’est félicité que « les outils de la génomique et les biotechnologies appliquées à l’amélioration des plantes ont permis des avancées majeures dans les pays développés et ceux émergents, en apportant de la précision et en réduisant de manière significative le temps mis pour la création variétale ». Des outils, aujourd’hui, largement accessibles à la communauté scientifique internationale mais, se désole Dr El Hadj TRAORE, leur utilisation par les programmes de recherche en Afrique reste encore limitée. Et c’est à chercher dans la nécessité du renforcement des capacités humaines et infrastructurelles pour leur mise en œuvre mais également, la faiblesse de l’accès à l’information scientifique publiée dans les revues et du partage des connaissances. L’AFRIQUE se doit, alors,  « de constituer un lieu de convergence du savoir et des technologies à même d’impulser l’innovation et de promouvoir son développement »

L’arachide est une culture de premier plan en AFRIQUE et particulièrement au SENEGAL où il contribue largement à l’augmentation des revenus des populations rurales et au renforcement de l’économie nationale. Et l’ISRA a toujours joué un rôle majeur dans la recherche sur l’arachide avec la création de la quasi-totalité des variétés actuellement cultivées au Sénégal et dont certaines sont utilisées au  delà de ses frontières. Récemment, dix (10) nouvelles variétés à cycle court et intermédiaire, adaptées aux zones Centre et Centre Sud du pays ont été créées et mises à dispositions des producteurs.

Les travaux, qui ont duré quatre (4) jours, devront permettre d’obtenir de nouveaux résultats au bénéfice des chercheurs et partant, des producteurs et autres populations rurales africaines et du monde.

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