Rencontre de partage de l’étude sur les observatoires du foncier en Afrique : le BAME analyse les facteurs d’émergence, de succès et d’échec

Le mardi 18 juin 2019 à la Direction Générale de l’ISRA, s’est tenu un atelier de partage de l’étude sur les observatoires du foncier en Afrique : comprendre les facteurs d’émergence, de succès et d’échec. C’est conjointement mené par la Land Matrix, le CIRAD, l’International Land Coalition (ILC) et le Bureau d’Analyses Macro-Economiques de l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA/BAME), un appui sur une dynamique de décentralisation des observatoires aux échelles nationales.

Le sujet a été présenté par Messieurs Quentin GRISLAIN (ILC/ISRA-BAME) et Djibril DIOP (ISRA-BAME).

L’objectif général de cette rencontre était de présenter et de discuter sur la compréhension des facteurs d’émergence, de succès ou d’échec des observatoires du foncier ainsi que leur rôle et leur mandat en Afrique.

Cette étude veut ainsi apporter des réponses aux différentes interrogations suscitées dans le cadre des chantiers scientifiques du BAME et de ses partenaires. Laquelle étude se focalise   sur le développement d’outils d’accompagnement des dynamiques territoriales porteuses, notamment, sur les conditions d’une articulation durable entre politique, dispositifs et outils de gouvernance foncière, prenant en compte les préoccupations des différentes catégories d’acteurs et l’évolution des systèmes de production et des modèles de développement agricole.

Les présentateurs ont d’abord tenu à définir les observatoires fonciers comme étant des outils de collecte, de stockage et de gestion des données d’une part, et de production d’analyse et de restitution d’informations et de nouvelles connaissances, d’autre part.

Ils ont aussi rappelé que depuis une décennie, les initiatives concernant la mise en place d’observatoires du foncier se sont multipliées et traduisent le besoin de connaissances et d’informations sur les dynamiques foncières. Cette multiplication serait à mettre en corrélation avec l’ampleur et l’intensité des enjeux fonciers actuels. Les conflits liés à l’usage des terres, le suivi et l’évaluation des réformes foncières, ou encore les besoins de sécurisation foncière, suscitent de forts besoins d’information sur le foncier. Les phénomènes récents d’acquisitions foncières à grande échelle résultant de la convergence des crises alimentaires, financières et énergétiques de 2008-2009, nécessitent aussi d’être suivis et analysés du fait qu’ils questionnent aussi le modèle de développement agricole et rural et, plus largement, la souveraineté des pays du Sud.

Dès lors, plusieurs questions se posent dans ce contexte. Si les observatoires du foncier se multiplient, constatons que leurs natures et leurs ambitions sont diverses. Faut-il parler d’observatoire du foncier ou des observatoires du foncier ? Quelles sont les missions et activités d’un observatoire du foncier ? A travers les modes de gouvernance, les montages financiers, les ancrages institutionnels, existe-t-il un observatoire du foncier type ?

En définitive, ont-ils soutenu, bien qu’il n’existe pas de modèle d’observatoire uniforme transposable à tous les contextes nationaux, le succès d’un observatoire foncier dépend de plusieurs facteurs principaux. Un contexte marqué par d’importants changements fonciers répondant à un besoin de connaissances et d’informations pouvant légitimer la mise en place d’un observatoire.

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